À ces Sudistes qui s’expatrient à Grenoble

Que se passe-t-il lorsque des personnes tout droit venues de la région la plus au Sud de la France se retrouvent dans cette ville froide, grise, montagneuse et au nombre de jours sans pluie presque équivalent au nombre de jours sans soleil dans le Sud ?

 

Après avoir vécu une vingtaine d’années dans une atmosphère chaude, ensoleillée, luxuriante de végétation, à l’odeur de sel et d’arbustes séchés, après avoir plongé leurs pieds dans le sable brûlant, parcouru les pinèdes et bu d’innombrables apéritifs au pastis, certains choisissent, sans bonne raison apparente, de s’installer à Grenoble. Leur premier sentiment : il fait froid en hiver, il pleut souvent, il fait gris tout le temps, il n’y a pas de petit mistral en été pour se refroidir de la chaleur suffocante un tant soit peu et on ne voit presque jamais le soleil percer à travers les nuages. Leur deuxième sentiment : on fait tout un plat de la Bastille et de la vue qu’on y a, alors que chez eux, il y a la Bonne Mère, la Sainte Victoire, les belles Calanques. On fait tout un plat de Grenette, de Victor Hugo, de Verdun, alors que chez eux il y a le Vieux Port, la Castellane, le Prado. Au cours Jean Jaurès ils préfèrent le cours Mirabeau, aux bords d’Isère ils préfèrent la promenade des Anglais et la Corniche. Bref, on pourrait croire qu’il n’y a rien, mais alors rien, qui ne les y retient.

 

À ces Sudistes qui s’expatrient à Grenoble

 

Et pourtant…

 

Grenoble, c’est la ville où l’on se sent bien, été comme hiver. On se réveille, on déjeune bien au chaud l’hiver, ou bien à l’abri des fortes chaleurs en été. On sort, on marche, le froid nous mord agréablement les joues, on se réfugie dans un tram bien confortable qui nous amène un peu partout dans l’agglomération. A chaque coin de rue, on voit une montagne, et ça nous émerveille à chaque fois. On croise des Grenoblois, cette espèce de gens qui vit entre montagne et ville, heureuse, avenante, bienveillante. On rencontre des dizaines d’étudiants, venant des quatre coins du monde, eux aussi heureux d’être là. On peut passer la journée à parcourir cette jolie ville, on monte en haut de la Bastille pour admirer la vue, on arpente les rues du centre-ville et toutes les jolies boutiques qu’il abrite. On passe sur les ponts de l’Isère, on découvre avec admiration les plus belles vues de Grenoble. On se sent partout chez soi et on aime parler à tout le monde : là est bien la différence avec tout le reste de la France.

Le soir, on fait raclette sur raclette sans jamais le regretter, on se réchauffe à coup de chartreuse et on peut sortir n’importe quand dans les fameux bars grenoblois. Quand des chutes de neige sont prévues pour la nuit, on prévoit de partir dans les stations de ski le lendemain, dont certaines sont à peine à 40 minutes de là.

Au fil des mois, ceux qui se sont installés à Grenoble avec un brin de scepticisme tomberont vite amoureux de cette ville bien plus humaine que polluée. Ces gars du Sud découvriront avec étonnement combien il fait bon vivre à Grenoble.

À ces Sudistes qui s’expatrient à Grenoble

Elsa

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