Retour sur les JO de 1968 qui se sont déroulés à Grenoble

Vous êtes nostalgique de cette époque et voudriez revivre vos jeunes années ? Vous n'avez pas connu ces jeux et souhaitez en savoir davantage sur l'organisation d'un événement planétaire au sein de notre belle cité iséroise ? Ne bougez pas, cet article est fait pour vous.

Vous êtes nostalgique de cette époque et voudriez revivre vos jeunes années ?  Vous n’avez pas connu ces jeux et souhaitez en savoir davantage sur l’organisation d’un événement planétaire au sein de notre belle cité iséroise ? Ne bougez pas, cet article est fait pour vous.

Les jeux de 68 se sont tenus du 6 au 18 février, 44 ans après les derniers organisés en France, à à peine 2h de route (puisqu’organisés à Chamonix). Des 1960 les dirigeants locaux militent pour accueillir l’un des événements sportifs les plus suivis au monde et ils sont, dans ce sens, rapidement soutenus par le Président de la République d’alors, le Général de Gaulle, soucieux de renforcer le prestige français à l’international et voyant dans l’accueil des Jeux une opportunité de modernisation de la ville. La mascotte de ces jeux, première fois qu’une mascotte était présentée pour des JO portait alors le nom de Schuss le Skieur, référence à la position de recherche de vitesse lors des descentes. Fait historique à noter, c’est la première fois que 2 délégations allemandes coexistaient (représentant l’est et l’ouest).

En réalité, ce n’est pas uniquement la métropole grenobloise qui accueille ces Jeux puisque l’ensemble des stations alentour sont mises à contribution : Autrans, Villard-de-Lans, Chamrousse, L’Alpe d’Huez… Pour accueillir un événement d’une telle ampleur, plusieurs aménagements sont nécessaires : c’est à cette occasion qu’est construit le Palais des Sports situé près du Stade des Alpes, toujours en service aujourd’hui. On peut encore également aller visiter l’Anneau de vitesse aménagé juste à côté, au sein du Parc Paul Mistral. Cette installation est demeurée une piste de patinage durant plusieurs années avant d’être jugée trop ancienne et ne servant aujourd’hui plus qu’au patin à roulettes. Par ailleurs, beaucoup de routes sont construites ou élargies, réparées, que ce soit dans la métropole ou entre Grenoble et les stations de ski. La station de Chamrousse doit également beaucoup de sa modernisation aux projets d’aménagement indispensables à l’accueil des épreuves de ski alpin.

D’un point de vue sportif, la Norvège (qui a notamment écrasé le ski de fond) domine le classement général avec 14 médailles dont 6 en or. L’Union Soviétique (qui a largement dominé les épreuves de biathlon ou le hockey sur glace par exemple) et la France complètent le podium. C’est surtout lors des épreuves de ski alpin que la délégation française brille en obtenant 8 médailles dont 4 en or, devançant la délégation autrichienne. Parmi les skieurs français, un nom sort du lot, celui de Jean-Claude Killy, triple médaillé d’or.

La vitrine qu’offrent les jeux de 68 à Jean-Claude Killy est déterminante pour la suite de l’histoire du ski et du sport français puisqu’après sa carrière il devient un membre important de divers organismes sportifs : il est notamment membre du CIO au sein duquel il participe activement à l’organisation de différentes éditions des JO. C’est notamment à lui que la Savoie doit l’attribution des JO à Albertville (en 1992). Killy permet, une nouvelle fois, de mettre la notoriété sportive de la région à l’honneur. S’il fallait encore une preuve de l’importance de l’homme, il faudrait mentionner que le domaine skiable regroupant les stations de Val d’Isère et Tignes, deux des plus importantes stations françaises, porte son nom (Espace Killy).

En fait, les JO de 68, largement salués par la critique (qu’elle soit journalistique ou populaire), c’est l’organisation d’un événement mondial qui permet de mettre l’ensemble de la région, mais surtout Grenoble et ses environs, à l’honneur, et ce, pour des décennies…

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