Les CRS en montagne de Grenoble

Ce n’est plus un secret pour personne, avec ses 4 massifs que sont le Vercors, Taillefer, Belledonne ou encore la Chartreuse, la capitale des Alpes représente un lieu parfait pour accéder aux activités de montagne. Ski, randonnée, escalade, alpinisme, parapente et encore bien d’autres activités, il y en a pour tous les goûts. Autant de pratiques qui nous permettent de nous évader et de nous dépenser au quotidien.
Cependant ces pratiques ne sont pas sans risques, et nombreux sont les accidents qui ont lieu chaque saison, nécessitant des opérations de sauvetage souvent techniques et compliquées.

C’est dans l’objectif de répondre à cette demande, qu’ont été créées en 1948, les premières sections de CRS en montagne. Formées à Chamonix, au Centre National d’Entraînement à l’Alpinisme et au Ski, plus couramment appelé CNEAS, ces unités membres de la police nationale, sont spécialisées dans le secours en montagne. A Grenoble, installés à la CRS 47, ces membres travaillent au quotidien pour la sécurité de chacun. Sélectionnés par des tests extrêmement strictes et issues d’une formation éminemment rigoureuse et spécifique, ces héros du quotidien sont appelés chaque jour à relever des missions ayant chacune leurs particularités.

Une semaine sur deux, les membres de la CRS 47 se retrouvent d’astreinte. Ils doivent être disponibles pour partir en secours de jour comme de nuit. Durant l’autre semaine, ce sont leurs homologues du PGHM qui s’y attellent. Souvent confondus alors que bien différents, les CRS en montagne agissent sous le blason de la police national, et le PGHM sous celui de la gendarmerie nationale.

Chaque jour, ils opèrent sur des terrains divers et variés.
Pour n’en citer que quelques-uns, on retrouve les glaciers, pour lesquels les accidents liés aux séracs et aux chutes dans les crevasses ne sont pas rares. Ces sauvetages font bien souvent appel à des techniques de corde et à des manipulations auxquelles sont formés ces CRS en montagne.

Les zones d’alpinisme et de ski de randonnée, sont bien souvent le théâtre d’avalanche et d’accident en tout genre. C’est durant ces opérations visant à retrouver les victimes enfouies sous la neige, que l’on peut voir entrer en action les maîtres-chiens et leurs fidèles compagnons, eux aussi membres de cette section Grenobloise.

Il y a aussi les mésaventures en stations, relevant parfois d’accidents trop graves pour être pris en charge par les pisteurs. Vous en avez sûrement été témoin.

Et pour en citer un dernier, souvent moins connu du grand public, le sauvetage en spéléologie fait aussi partie de la liste. Cette activité qui consiste à explorer des cavités souterraines, s’avère être un énième lieu d’intervention.

Comment parler des CRS en montagne sans faire mention de leur outils phare. Je parle bien évidement de l’hélicoptère, appelé dans le jargon des sauveteurs « la machine ». Tout vrai grenoblois qui se respecte l’a déjà vu passé au-dessus de sa tête. Il s’agit d’un modèle EC145, avec comme indicatif Dragon 38. Il est jaune et rouge et appartient à la sécurité civile. Cet hélicoptère et ses pilotes travaillent en étroite collaboration avec les sauveteurs de la CRS 47.
Il peut être utilisé pour diverses raisons. En effet, il permet au CRS en montagne de se rendre rapidement sur les lieux d’un accident, d’extraire une victime et de la transporter vers l’hôpital, de quadriller une zone de recherche ou encore de s’entraîner. Enfin, la mission la plus impressionnante de Dragon 38 est sans doute l’hélitreuillage. Ce câble métallique permet aux sauveteurs d’être treuiller vers une victime ou une zone, où seul l’accès par la voix aérienne est possible.

Il est bon de rappeler qu’en dehors de tous ces temps de sauvetage, les membres de la CRS 47 s’entraînent au quotidien pour garder un niveau technique et une condition physique adaptés aux opérations.

De plus, ces CRS en montagne peuvent en cas d’extrême urgence, être appelés en renfort, pour des missions de police à caractère plus urbains, même si cela reste rare, car extérieur à leur fonction principale.

Vous l’aurez compris, sur les flancs de la montagne, dans les airs ou encore sous la surface de la terre, la CRS 47 fait donc partie intégrante de la vie montagnarde Grenobloise, et cela été comme hiver. C’est la volonté d’aller porter assistance aux gens qui leur fait faire ce métier.

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