Le périple de l’entre-deux-fêtes

L’entre-deux-fêtes, période critique de nos fins d’années… Comment l’appréhender ? Comment s’y préparer ?

 

24 décembre

 

C’est déjà Noël ! De retour au bercail, à peine un pied passé la porte d’entrée de la maison familiale, tu es pris dans le tourbillon des retrouvailles-préparations-dernières-décorations de la soirée du réveillon.
Tout juste le temps de siroter une coupe de champagne et d’avaler une tartine de foie gras, il faut déjà partir à la traditionnelle messe de Noël durant laquelle tu n’as cessé de penser à la dinde qui rôtissait dans le four. Quand tu crois qu’il est enfin l’heure de passer à table, ta mère t’appelle dans la cuisine pour servir les assiettes. Dernier servi donc, mais heureux d’être enfin assis.

La félicité n’est que de courte durée car troublée par les cris stridents des petits cousins ayant pris pour le traîneau du Père Noël les phares de la voiture de la tante Michèle.
Premier drame familial : les petits, déçus, pleurent en concert et la tante Michèle, piquée au vif, boude dans son coin. 

Quand tout le monde est réconcilié, la bûche savourée, les petits ENFIN couchés, il est temps de mettre les cadeaux sous le sapin.

 

25 décembre

 

Sept heures du matin : tiré du sommeil du juste par les hurlements des enfants surexcités par la montagne de cadeaux gisant sous le sapin, tu finis par arriver péniblement au petit-déjeuner, la tête alourdie par le champagne de la veille.

Deuxième drame familial : au moment du déballage des cadeaux, tu réalises avec effroi que tu as oublié ceux de la tante Michèle qui ne passe décidément pas le meilleur Noël de sa vie. Enfin, au moment d’envisager de faire scandale parce que tes frères et sœurs ont eu plus de cadeaux que toi, c’est reparti pour un copieux et interminable déjeuner.

Homer Simpson se goinfre

 

26 décembre

 

Noël est fini, tu penses à rentrer pour enfin te reposer, mais tu finis par céder aux supplications de ta mère qui te de demande de rester « parce qu’elle ne te voit jamais ». Tu regrettes immédiatement cette décision quand au lieu d’un repos bien mérité, tu es coincé entre une partie de Monopoly qui n’en finit plus et un tête-à-tête avec ton grand-père qui ne se lasse jamais de s’empêtrer dans des élucubrations politiques stériles.

 

27 décembre

 

Toujours en train de digérer le repas de Noël et à la recherche de potentiels acheteurs sur eBay pour l’intégrale en DVD de Louis La Brocante offerte par la tante Michèle… Il serait vraiment temps de rentrer maintenant.

 

28 décembre

 

 

Le Jour-Où-Il-Ne-Se-Passe-Rien.

 

 

29 décembre

 

Après avoir finalement convaincu ta mère que tu devais absolument rentrer pour rattraper ton travail en retard, de retour chez toi, l’organisation du Nouvel An devient le nouveau prétexte de procrastination.

En plus, Le Père Noël est une ordure passe à la télé.

 

30 décembre.

 

À la veille du Nouvel An, faute d’anticipation, tu es bien obligé de rabaisser tes attentes pour « la soirée de l’année ». Les plans que tu dédaignais il y a deux semaines sont en effet devenus ta seule issue de secours pour éviter de passer le soir du 31 à regarder des bêtisiers passer en boucle sur TMC.

 

Le 31 décembre

 

C’est le Jour J : pas de tenue, pas de soirée, la moitié de tes amis ont décidé d’aller au ski… Tu maudis donc la société d’imposer une telle pression sur une soirée « finalement comme les autres », mais n’ayant pas le cœur à aller te coucher à dix heures du soir, tu atterris par hasard dans une fête survoltée au moment où sonne l’heure du décompte signant le début d’une année pleine de promesses …

 

1er Janvier.

 

… La première promesse étant que tu as bien besoin d’un grand verre d’aspirine.

Joyeuses fêtes !

 

 

 

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