L’histoire de la Bastille – Un fort sauvage

Bienvenue dans cet article consacré à l’histoire de la Bastille grenobloise et son envergure. La bastille est un lieu bien connu des Grenoblois et grenobloises mais également très fréquenté par les touristes. Effectivement, son panorama hors-pair sur Grenoble et les différents massifs alentours sont saisissants et ne nous laisse jamais indifférent.

Bienvenue dans cet article consacré à l’histoire de la Bastille grenobloise et son envergure. La bastille est un lieu bien connu des Grenoblois et grenobloises mais également très fréquenté par les touristes. Effectivement, son panorama hors-pair sur Grenoble et les différents massifs alentours sont saisissants et ne nous laisse jamais indifférent. Pour preuve, ce site est le premier site touristique de l’agglomération grenobloise avec plus de 600 000 visites enregistrées chaque année.

  Le fort de la Bastille est accessible à pied par de multiples chemins commençant au pied de la colline, avec par exemple le célèbre jardin des dauphins, endroit de départ culte pour une petite randonnée. La bastille est également accessible par les incontournables « bulles ». On y trouve donc des espaces naturels, fortifiés mais aussi de nombreuses activités sportives et de restauration ainsi que le centre d’art contemporain et le musée des troupes de montagne.

            La Bastille est à son origine un fort militaire qui surplombe la ville qui culminant à près de 476 mètres de hauteur sur les derniers contreforts du massif de la chartreuse. Il a été édifié durant la première partie du XIXème siècle en remplaçant une première fortification construite à la fin du XVIème siècle. Abordons alors ensemble l’historique de cette construction massive.

            C’est en 1470 que Eynard Pradel, auditeur de la chambre des comptes du Dauphiné a fait construire une habitation à l’aspect d’une demeure forte. Au milieu des plantations de vignes, la maison était formée d’un quadrilatère et de deux tours imposantes d’une vingtaine de mètres chacune. À la suite de son décès, la construction a été cédée à Hugues Pinel qui a connu des difficultés financières et à par conséquent légué la demeure forte à son tour. La maison a donc été vendue à un conseilleur du parlement Dauphiné : Bertrand Rabot.

            En 1515, le roi François 1er (roi de France) a pour volonté de développer les défenses de Grenoble en agrandissant les remparts de la ville. Mais le projet n’aboutit pas pour cause de grandes difficultés financières.

            C’est en 1591 que le gouverneur de Grenoble va construire une citadelle fortifiée autour de la Tour de l’Isle pour avoir une solution de replis en cas d’attaque. Il en va de soi, il a également construit une bastille surplombant la ville dans le but qu’aucun ennemie puisse se rapprocher de la ville. Cette bastille est alors finie en 1592.

            En même temps de l’évolution de ces travaux, l’enceinte romaine de la ville est détruite car jugée inapte en cas d’attaque de force majeur. La bastille est en conséquence légèrement délaissée par la suite car la période est jugée militairement calme. C’est finalement en 1823 après de multiples échanges entre Grenoble et le comité des fortifications à Paris que le projet définitif du fort de la Bastille est adopté. Les premiers travaux débutent en avril 1824. Les chefs de travaux se sont succédé jusqu’un 1844 où les travaux seront achevés sous l’ordre de Mont Masson.

            Malgré l’ampleur des fortifications autour de la ville, une petite poignée de soldats a été maintenu active dans le fort jusqu’en 1940. L’activité militaire s’est ensuite ralentie jusqu’en 1934 où la caserne militaire est devenue un restaurant à l’occasion de la mise en service du téléphérique. Le fort appartient désormais à la ville de Grenoble depuis 1970. C’est ainsi que la ville plutôt réactive a ouvert en novembre 1973 le chemin piétonnier pour accéder à la bastille.

            L’histoire de la bastille étant désormais détaillé nous pouvons nous intéresser à l’envergure de cet accomplissement. La Bastille recueille ainsi un véritable trésor de diversité avec 10 employés de la ville qui s’occupent de son entretien. La biodiversité est marquée par la présence de plus de 200 espèces de faune avec des libellules, des papillons, chauves-souris. On retrouve même une mare permettant le développement d’espèces rares telles que les tritons palmés ou encore les couleuvres à colliers. Quant à la flore, on enregistre sur la globalité de la bastille près de 400 espèces différentes. La ville à depuis peu introduit trois chèvres et trois moutons installés sur des prairies.

            Le téléphérique est quant à lui aussi un élément central de la bastille : reliant la bastille jusqu’au centre de Grenoble, il est aussi célèbre que le fort lui-même. Il a été construit sur l’initiative du maire Paul Mistral. Il est compté parmi les plus anciens téléphériques urbains au monde (3ème le plus vieux du monde derrière Rio et Cap Town) et fonctionne en continue toute l’année. Il enjambe ainsi l’Isère, survole l’université abandonnée et domine les toits du vieux quartier Saint Laurent. C’est pourquoi chaque année, plus de 300 000 visiteurs empruntent ce téléphérique pour admirer la ville et les vallées grenobloises.

La Bastille est ainsi aujourd’hui non plus un fort mais un complexe à part entière regroupant énormément d’infrastructures et activités. Symbole de Grenoble, son entretien et sa proximité avec la nature lui permettent de développer un écosystème propre à elle-même.

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