Les lieux de commémoration de la Résistance à Grenoble

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Grenoble a très tôt farouchement lutté contre l’occupation Nazi. Cela lui a valu d’être honorée le 5 novembre 1944 de la croix de la Libération remise place Pasteur par le général de Gaulle au maire Frédéric Lafleur, ancien résistant. Nous vous proposons de découvrir la riche histoire de la résistance à Grenoble à travers un ensemble de lieux à visiter.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Grenoble a très tôt farouchement lutté contre l’occupation Nazi. Cela lui a valu d’être honorée le 5 novembre 1944 de la croix de la Libération remise place Pasteur par le général de Gaulle au maire Frédéric Lafleur, ancien résistant.

Nous vous proposons de découvrir la riche histoire de la résistance à Grenoble à travers un ensemble de lieux à visiter.

Le musée de la Résistance et de la déportation de l’Isère

Le musée de la Résistance dauphinoise est inauguré en 1966 dans un local de la ville de Grenoble. Situé à l’époque dans l’appartement natal de Stendhal, on le trouve aujourd’hui au 14 rue Hébert. Le programme du musée s’établit à partir des spécificités locales de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale en Isère, et a pour mission de mettre en évidence l’actualité des valeurs de la Résistance. Il dispose d’un centre de documentation, d’un espace pédagogique et d’une salle dédiée aux expositions temporaires.

La caserne de Bonne

La caserne de Bonne a été occupée successivement par les troupes italiennes, puis allemandes entre novembre 1942 et août 1944, et a été en partie détruite par la Résistance le 2 décembre 1943. Après l’explosion du polygone d’artillerie du 14 novembre 1943, une partie des munitions de l’occupant nazi, toujours intactes, ont été transférées à la caserne de Bonne. Louis Nal, chef des groupes-francs de l’Isère et Aimé Requet, décident alors de terminer le travail commencé quinze jours plus tôt au polygone. Georges Bois, membre du mouvement Combat et directeur du gymnase municipal, situé en face de la caserne, est un de leurs principaux alliés. Ils y cachent des Slovènes et des Polonais, enrôlés de force dans la Wehrmacht. Ces derniers livrent alors des renseignements à la Résistance. Un Polonais, Aloyzi Kospicki, se porte volontaire pour poser les détonateurs fournis par Georges Bois. L’attentat a lieu le 2 décembre à 8h10 et entraîne plusieurs explosions jusqu’à 11h30. Lors de la cérémonie du 67e anniversaire de la remise de la croix de la Libération à Grenoble, le 4 novembre 2011, la municipalité a inauguré les rues Simon-Nora, Marguerite-Gonnet et l’allée Aloyzi-Kospicki, en hommage aux trois résistants.

Le square des fusillés

Le 14 août 1944, vers 11 heures du matin, deux soldats allemands sont abattus par deux résistants, à une dizaine de mètres du café de Rose Sirvin situé au 153 cours Berriat. Les représailles ne tardent pas. L’occupant emmène vingt jeunes gens, arrêtés dans le Vercors quelques semaines plus tôt dans le cadre du « ratissage » qui suit l’attaque de fin juillet et détenus à la caserne de Bonne. Ils seront exécutés en fin d’après-midi, à l’angle du cours Berriat et de la rue Ampère. Le monument aux fusillés du cours Berriat est alors inauguré le 10 septembre 1946 à l’emplacement exact où ont été exécutés les 20 jeunes du Vercors.

L’esplanade des communes Compagnons de la libération, Parc Paul Mistral

Cette esplanade est inaugurée le 6 novembre 2008 pour marquer l’attachement de la ville de Grenoble à son titre de commune Compagnons de la Libération et souligner les liens qui l’unissent aux quatre autres lieux qui ont été distingués comme elle, à savoir Paris, Nantes, Vassieux-en-Vercors et Île-de-Sein. Cet espace abritait déjà le monument aux Déportés, dévoilé en 1950, au pied duquel deux urnes renferment des cendres des camps de concentration.

Place de la Résistance, rue des martyrs

Cette place, située au centre de la rue des martyrs, accueille le mémorial de la Résistance érigé en 1969, et le mur du souvenir qui rend hommage aux résistants locaux, qui ont notamment fait exploser le polygone d’artillerie en 1943 et qui ont été victimes de la « Saint-Barthélemy grenobloise ». On y trouve notamment un buste dédié à Gaston Valois et l’inscription « Aux héroïnes dauphinoises de la guerre 39-45 » pour rappeler l’engagement essentiel des femmes. À l’occasion du 70ème anniversaire de la création du Conseil national de la Résistance (CNR), le 27 mai 2013, la municipalité a également inauguré une stèle en mémoire de Jean Moulin et du CNR.

Le domicile d’Isaac Schneersohn au 42 rue Bizanet

A partir de 1942, la nécessité de constituer les archives de la répression antisémite, incite Isaac Schneersohn, réfugié à Grenoble, à réunir les représentants des principales instances juives en France pour leur proposer la création d’un centre de documentation. Le 28 avril 1943, il réussit à réunir à son domicile grenoblois une quarantaine de délégués en provenance de Saint-Étienne, Nice, Lyon, Marseille et Paris, avec lesquels ils fondent le Centre de documentation juive contemporaine d’où sera issu peu de temps après le Conseil représentatif des Israélites de France. Le Centre de documentation juive contemporaine est aujourd’hui le centre de documentation sur la Shoah le plus grand d’Europe, et se situe à Paris au sein du mémorial de la Shoah. Une plaque rappelle depuis le souvenir de cette réunion fondatrice.

N’hésitez pas à découvrir ces lieux par vous-mêmes pour en apprendre davantage sur la très riche histoire de la résistance à Grenoble.

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